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Traumatisme crânien

Traumatisme crânien. Arnaud de Waroquier Interne Anesthésie Réanimation HIA LAVERAN. Plan. Introduction Généralités Physiopathologie Principes de prise en charge Stratégie thérapeutique Mort encéphalique Conclusion. Généralités. Problème de santé publique

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Traumatisme crânien

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Presentation Transcript


  1. Traumatisme crânien Arnaud de Waroquier Interne Anesthésie Réanimation HIA LAVERAN

  2. Plan • Introduction • Généralités • Physiopathologie • Principes de prise en charge • Stratégie thérapeutique • Mort encéphalique • Conclusion

  3. Généralités • Problème de santé publique • Hommes jeunes: 1ère cause de mortalité • 200000 TC/an en France • Morbidité élevée. 30% de séquelles • Impact socio-économique • Lutter contre l’ischémie cérébrale+++ • Orientation en centre spécialisé

  4. Généralités • Définition: Traumatismes crâniens graves: Coma profond avec un score de Glasgow initial < à 8, lié à un choc céphalique direct ou indirect.

  5. Physiopathologie • Mécanismes lésionnels • Lésions souvent non pénétrantes • Dépend de la violence du choc • De la localisation de l’impact • Effet direct ou rebond du cerveau mobile sur les rebords osseux de la boîte crânienne • Mouvements de rotation/translation -> cisaillements à la jonction cerveau-tronc cérébral

  6. Physiopathologie • Lésions résultantes: • Plaies du scalp • Fractures osseuses/ embarrures/ brèches ostéoméningées • Hématome extradural rare: extrême urgence chirurgicale (intervalle libre puis aggravation) • Hématomes sous-duraux (HSD): plus fréquents, associés à des lésions parenchymateuses • Lésions parenchymateuses neurologiques, hémorragiques, souffrance cellulaire

  7. Lésions cérébrales

  8. Physiopathologie • Processus d’auto aggravation • Autorégulation du dédit sanguin cérébral (DSC), variation du diamètre des vaisseaux • Dépendant de la pression de perfusion cérébrale (PPC) • Extension de l’œdème péri lésionnel • Boîte crânienne inextensible, volumes fixés: cerveau (80%) + LCR (18%) -> Hypertension intra-crânienne

  9. Processus d’autoaggravation Physiopathologie Traumatisme crânien Lésions cérébrales Œdème cérébral Hypoperfusion cérébrale HTIC

  10. Œdème cérébrale/ Augmentation de la PIC

  11. Prise en charge initiale: Admission aux urgences ou en réanimation

  12. Rôle infirmier • Recueil des informations: • Auprès des témoins de l’accident • Auprès de la famille, lors des visites • Auprès de l’équipe pré hospitalière (infirmier du SAMU)

  13. Rôle infirmier • Examen du patient à l’admission: • Déformation du crâne visible lors de l’installation • Écoulement de sang par les orifices naturels: oreilles, bouche, nez, yeux • Diamètre et forme des pupilles • Observation d’une aggravation de l’état neurologique lors des soins (HED)

  14. Lésions craniofaciales

  15. Prise en charge hospitalière • Bilan clinique: Neurologique • Score de Glasgow (avant sédation): Recueil des meilleures réponses, stimuli bilatéraux et symétriques • Examen pupillaire: atteinte du tronc cérébral • Signes de localisation: hémiplégie, convulsion • Signes d’engagement: • Temporal: anisocorie, hypertonie (décérébration) • Cérébelleux: bradycardie, trouble du rythme, pause ventilatoire

  16. Prise en charge hospitalière • Examen général: • Recherche d’autres lésions • Eliminer une détresse vitale associée

  17. Principes de prise en charge • Limiter l’œdème péri-lésionnel, lutte contre l’HTIC (chir, osmothérapie, anti-oedémateux) • Favoriser le maintien de la PPC • Obtenir une bonne oxygénation cérébrale • Diminuer la consommation d’oxygène cérébrale (CMRO2): sédation, hypothermie

  18. Prise en charge hospitalière • Mesures immédiates+++: gestes infirmiers • VVP, correction d’une hypotension (Salé 0,9%, HEA), pour PAM > 70 mmHg • Maintien d’une ventilation efficace: IOT, anesthésie à séquence rapide, maintien axe cervical • Sonde naso/oro gastrique • Sédation par des produits réversibles • Si signes d’engagement: osmothérapie par bolus de MANNITOL 20% (0,25g/kg), PROCLIVE 30°, HYPERVENTILATION

  19. Assurer une bonne oxygénation:

  20. Pression de perfusion cérébrale PPC = PAM – PIC La PAM peut être mesurée: PNI ou cathéter artériel La PPC est calculée Donc la PIC doit être mesurée, à l’aide d’un dispositif

  21. Rôle infirmier • Intérêt primordial de la feuille de relevé des constantes: • Tension artérielle +++ • TEMPERATURE +++ • Pouls • Fréquence respiratoire • SpO2 +++

  22. Rôle infirmier • Dans la pose de capteur de pression intracrânienne: • Aider le médecin lors du geste technique • Réaliser une asepsie chirurgicale (protocole BETADINE) • Habiller le médecin comme lors de tout geste « stérile »

  23. Rôle infirmier • Pose de la VVP • Branchement de solutés de remplissage • Gonflage du ballonnet lors de l’intubation oro-trachéale • Branchement des Pousse-seringues électriques pour la sédation • Pose d’une sonde gastrique • Branchement d’une aspiration

  24. A l’admission • Bilan lésionnel complet • Stratégie initiale de traitement • Lutte contre l’HTIC • Imagerie: Scanner cérébral indispensable: • HED: indication chirurgicale en urgence: lentille biconvexe • Fracture, pneumoencéphalie (brèche) • Lésions hémorragiques • Importance de l’œdème • Rachis cervical+++

  25. Scanner cérébral

  26. A l’admission: • Scanner cérébral: obstacles • Risque d’extubation accidentelle, débranchements, hypotension • Monitorage continu+++ • Accompagnant + médecin + matériel d’urgence de réa (intubation, drogues, défibrillateur, remplissage) • Minerve, mobilisations prudentes, en rectitude

  27. Scanner cérébral

  28. A l’admission • Radiographie du rachis cervical: Tout traumatisé crânien et aussi un traumatisé du rachis, jusqu’à preuve du contraire Conséquence: Les manipulations devront se faire avec grande prudence, protégées par une minerve, avant d’ avoir éliminé une fracture

  29. Traumatisme cervical

  30. Prise en charge secondaire • Orientation: • Si lésions associées traumatiques prioritaires: vers plateau chirurgical, pour geste d’hémostase ou d’aérostase • Transfert secondaire en neurochirurgie, voire déplacement de l’équipe (réseaux neurotraumatologiques) • Si TC isolé: centre de neurotraumatologie

  31. Stratégie thérapeutique • Chirurgicale • Craniotomie en urgence (HED) • Hémostase des plaies craniocérébrales pénétrantes hémorragiques • Dérivation ventriculaire externe (hémorragie intra-ventriculaire) • Sauvetage des lésions associées (thoracique, abdominal) • Lutte contre l’ischémie cérébrale

  32. Chirurgie de décompression cérébrale

  33. Prise en charge chirurgicale en urgence • Le transfert du traumatisé crânien vers le bloc opératoire se fait avec un infirmier et un médecin • On peut utiliser un respirateur portatif • Le transfert du malade sur la table de bloc se fait avec l’équipe du bloc opératoire

  34. Neuroréanimation

  35. Stratégie thérapeutique • Neuroréanimation • Surveillance clinique régulière et répétée • Contrôle de l’œdème cérébral • Contrôle des poussées d’ HTIC: monitorage continu de la PIC+++, par: • Capteur par fibres optiques intraparenchymateux • DVE (mesure très fiable), rôle thérapeutique associé, posé au bloc opératoire par un neurochirurgien (risque infectieux de méningite)

  36. Rôle infirmier primordial dans la surveillance • TA • Glycémie • Etat neurologique • Mobilisations • Position proclive à 30° • température

  37. Surveillance glycémique: • Mesures répétées toutes les 4h de la glycémie par Dextro • L’infirmier doit adapter les glycémies à un protocole d’insuline • L’objectif est une normoglycémie

  38. Neuroréanimation • Maintien d’une bonne PPC: • Remplissage vasculaire normotonique: pas de RINGER ni GLUCOSE • Maintien d’une oxygénation tissulaire (SpO2> 95%, transfusion si Hb < 8g/dl) • Diminution de la consommation d’oxygène cérébrale (normothermie, anticomitiaux) • Doppler transcrânien répété

  39. Neuroréanimation • Eviter: • inadaptation du patient au ventilateur • Gestes douloureux: • Aspirations • Mobilisations (nursing) • Mauvaise position céphalique • Rotation de la tête (compression jugulaire)

  40. Neuroréanimation • Traitements spécifiques: • Soustraction de LCR • Traitement osmotique par Mannitol: risque d’ hypernatrémie et d’hypokaliémie • Thiopental si convulsions (EEG)

  41. Neuroréanimation • Evaluation: • Surveillance constante pendant 10 jours • Nouveau scanner cérébral si aggravation • Volet osseux • IRM secondairement • Doppler transcrânien • Arrêter la sédation à partir du 15ème jour • Attentions aux escarres et rétraction tendineuses, à la dénutrition

  42. Neuroréanimation • Particularités • Le traumatisé crânien ne communique pas • Il ne peut exprimer des douleurs • Les manipulations/ toilettes sont difficiles du fait de l’équipement technique • Le pronostic et les possibilités de récupération sont difficiles à évaluer

  43. Conclusion • Le traumatisé crânien est un patient grave et lourd • La prise en charge initiale repose sur des mesures précises, en urgence • Les suites sont marquées par une surveillance continue • Le pronostic est variable, parfois fatal

  44. Mort encéphalique: à propos du don d’organe

  45. Mort encéphalique • 1000 sujets en 2000, en état de mort encéphalique ont été prélevés pour don d’organe • Liste d’attente de 6000 personnes tous les ans • Impact psychologique considérable pour les familles • Gestion de la période critique

  46. Mort encéphalique • Principes: • Réalité de la mort • Non commercialisation d’organe • Anonymat du don • Respect de la personne décédée • Loi de bio éthique de 1994 • État irréversible

  47. Mort encéphalique • Diagnostic: • Examen clinique • 2 EEG • Ou angiographie cérébrale montrant l’absence de circulation cérébrale

  48. Mort encéphalique • Plus fréquente chez les traumatisés crâniens • Peut attendre des sujets jeunes, auparavant en bonne santé • Peut résulter d’une lésion cérébrale isolée • Conséquence directe: Prélèvement d’organe +++

  49. Mort encéphalique • Le prélèvement d’organe est encadré par des lois strictes • La difficulté du prélèvement est avant tout technique • Pour garantir une qualité de greffon optimale, les soins doivent être poursuivis jusqu’à la fin des prélèvements • Importance de l’absence d’infection: travailler en conditions stériles

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