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Méningite, méningo-encéphalite Pôle polyvalent, 2013-2014 Prof. Pierre Tattevin 1,2

Méningite, méningo-encéphalite Pôle polyvalent, 2013-2014 Prof. Pierre Tattevin 1,2 1 Maladies Infectieuses et Réanimation Médicale – CHU Pontchaillou, Rennes 2 INSERM U835 – Université Rennes-I. Items abordés ce jour (programme 2007).

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Méningite, méningo-encéphalite Pôle polyvalent, 2013-2014 Prof. Pierre Tattevin 1,2

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Presentation Transcript


  1. Méningite, méningo-encéphalite Pôle polyvalent, 2013-2014 Prof. Pierre Tattevin 1,2 1 Maladies Infectieuses et Réanimation Médicale – CHU Pontchaillou, Rennes 2 INSERM U835 – Université Rennes-I

  2. Items abordés ce jour (programme 2007) 96 Méningites infectieuses et méningo- encéphalites chez l’enfant et chez l’adulte Diagnostiquer une méningite ou une méningo-encéphalite Identifier les situations d’urgence et planifier leur prise en charge Argumenter l’attitude thérapeutique et planifier le suivi du patient) 330Purpuras chez l’enfant et chez l’adulte Devant un purpura chez l’enfant ou chez l’adulte, argumenter les principales hypothèses diagnostiques et justifier les examens complémentaires pertinents 230Coma non traumatique Diagnostiquer un coma non traumatique Identifier les situations d’urgence et planifier leur prise en charge NB: Le méningocoque prend de l’importance dans le programme 2013 (prise en charge pré-hospitalière, avec posologies)

  3. Méningite = à connaître à fond ! http://www.infectiologie.com/site/medias/_documents/consensus/Meningites_consensus-long.pdf • Pronostic très lié à ce qui est fait dans les 1ères heures (diagnostic & traitement) • Sujets jeunes sans comorbidité • Potentiel épidémique => problème de santé publique • Prise en charge parfaitement codifiée & consensuelle depuis 2009

  4. Dossier I (1) • En tant que médecin traitant, vous êtes appelé(e) en urgence pour vous rendre au domicile d’une lycéenne de 17 ans qui présente des céphalées intenses d’apparition assez rapide il y a 3 heures. • Le paracétamol puis l’aspirine n’ont pas eu d’effet. • - A votre arrivée, elle est somnolente (score de Glasgow = 14), présente une T° à 37°C, une TA à 90/60 mm Hg et 4 lésions cutanées ecchymotiques qui ne s’effacent pas à la vitropression, de 3 à 7 mm de grand axe. • QS 1. Quel est votre diagnostic ? Sur quels arguments ?

  5. Quel est votre diagnostic ? Sur quels arguments ? Diagnostic Purpura fulminans 5 points OK également pour ‘méningite à ménigocoque’, ou ‘infection invasive à méningocoque’ Arguments Sujet jeune, sans ATCD 2 points Lésions purpuriques > 3 mm 2 points Céphalées intenses 2 points Troubles de la vigilance (somnolence) 2 points L’absence de fièvre peut s’expliquer par la prise d’antipyrétiques 2 points

  6. Purpura + méningite = méningocoque Pas rare si on le recherche : 176/683 méningites bactériennes (26%) Méningocoque = 162/257 (63%) Pneumocoque = 8/352 (2,3%)

  7. Méningites - Proportion relative des bactéries responsables 1991-2010, France

  8. Etiologie des méningites bactériennes selon l’âge N cas* en 2006 131 123 323 240 817 * Cas redressés et corrigés, Réseau EPIBAC, InVS

  9. Cible du méningocoque

  10. Question 2) Comment la prenez-vous en charge ?

  11. Question 2) Comment la prenez-vous en charge ? Injection immédiate de ceftriaxone ou céfotaxime ou amoxicilline (IV ou IM) 5 points Après prélèvement d’une paire d’hémocultures NC Pose d’une voie veineuse et remplissage vasculaire (ex: NaCl 9‰) 3 points Appel systématique du SAMU centre 15 3 points Transfert en urgence à l’hôpital le plus proche (si possible doté d’un service de réanimation)3 points En ayant informé le service d’urgences de l’arrivée d’un cas suspect de purpura fulminans2 points

  12. Circulaire DGS 27/01/2011

  13. Chronologie des symptômes de Méningococcie chez l’enfant et l’adolescent MJ. Thomson et al. Lancet feb 2006 H 0 Début Etude rétrospective 1997-99 : 448 purpura fulminans ou méningite méningocoque Douleurs jambes Extrémités froides 72% Modif couleur peau H 8 Purpura Méningisme Alt vigilance H 13-22 H 19 Hospitalisation 51% hospitalisés après la 1ère consultation H 24 Décès

  14. Chronologie des symptômes de Méningococcie chez l’enfant et l’adolescent MJ. Thomson et al. Lancet feb 2006 H 0 Début Etude rétrospective 1997-99 : 448 purpura fulminans ou méningite méningocoque Douleurs jambes Extrémités froides 72% Modif couleur peau H 8 Purpura Méningisme Troubles Conscience H 13-22 H 19 Hospitalisation 51% hospitalisés après la 1ère consultation H 24 Décès

  15. Mortalité et délai d’antibiothérapie dans les méningites bactériennes 75% Mortalité % 4,5% délai admission-ATB (en heures) D’après Proulx, ICAAC 2003

  16. Quel est le degré d’urgence de l’antibiothérapie d’un patient présentant une méningite présumée bactérienne ? Mise en route antibiothérapie = Urgence absolue 1 h = plusieurs centaines de milliers de bactéries en plus relation entre délai d’antibiothérapie et pronostic Recommandation L’antibiothérapie doit être instaurée au plus tard dans les 3 heures, idéalement dans l’heure qui suit l’arrivée à l’hôpital, quelque soit le temps déjà écoulé depuis le début présumé de la méningite

  17. Quels sont les patients qui doivent avoir une antibiothérapie avant la ponction lombaire ? Toute situation retardant la PL impose l’instauration de l’antibiothérapie en raison du lien entre précocité du traitement et pronostic L’antibiothérapie doit être débutée avant la PL dans 3 situations : purpura fulminans  prise en charge hospitalière ne pouvant être réalisée dans les 90 min CI à la réalisation de la PL pour l’une des raisons suivantes : anomalie majeure de l’hémostase (TP < 50%, plaq < 50 000/mm3, TCA > 1.5) risque élevé d’engagement cérébral   instabilité hémodynamique Il est recommandé de pratiquer au moins une hémoculture avant l’antibiothérapie lors de la prise en charge initiale La PL sera réalisée dès que possible après correction des anomalies

  18. Algorithme prise en charge suspicions de méningite et/ou encéphalite Lien: http://www3.chu-rouen.fr/Internet/services/meningite/page1.html

  19. Dossier I (suite) • A son arrivée à l’hôpital 30 minutes plus tard, elle présente des mouvements tonico-cloniques généralisés rapidement résolutifs suivis d’une phase de retour progressif à son état de vigilance antérieur (score de Glasgow = 14) en 3 minutes. • Son examen clinique au décours est superposable à ce qu’il était au domicile avec une TA non améliorée après 500cc de NaCl 9‰. • QS 3. Quel(s) traitement(s) doivent être prescrits en urgence par le médecin qui la reçoit à l’hôpital ?

  20. Quel(s) traitement(s) doivent être prescrits en urgence par le médecin qui la reçoit à l’hôpital ? Céfotaxime ou ceftriaxone à fortes doses par voie intra-veineuse 7 points Antalgiques (ex: paracétamol) 3 points Pas d’indication d’un traitement anti-épileptique après une crise unique, résolutive NC Poursuite du remplissage vasculaire par sérum physiologique sous surveillance de la TA 3 points

  21. Méningites bactériennes communautairesdocumentées en France 20-30 cas/M d’habitants/an (idem endocardites) Pneumocoque: 59% Méningocoque: 25% Streptococcus agalactiae Listeria monocytogenes Haemophilus influenzae Mortalité: 20% 30% pneumocoque 10% méningocoque Séquelles: 30% pneumocoque 5% méningocoque

  22. Plan antibiotiques1 PCV72 Pneumocoque de sensibilité diminuée à la pénicilline G (PSDP, CMI ≥ 0,064 mg/L) en France  1 Plan national pour préserver l'efficacité des antibiotiques, nov 2001. 2 Introduction du vaccin anti-pneumococcique conjugué heptavalent (PCV7)

  23. Méningites à pneumocoque de l’adulte : distribution des CMI de bêta-lactamines • CMI max : • Pénicilline, amoxicilline = 4 mg/L • Céfotaxime = 2 mg/L • Ceftriaxone = 1 mg/L CNRP, Annual report 2007 E. Varon

  24. Simulation PK-PD du traitement des méningites à pneumocoque par céfotaximeDose de charge + perfusion continue Conc. (mg) Adulte - 70 kg normorénal sérum ≥ 200 mg/kg/j 50 mg/kg LCR > 3 mg/l = concentration cible ( > 97% des cas) Temps (h) Conclusion : schéma posologique efficace si CMI < 1 mg/l P. Chavanet

  25. Quel ATB utiliser chez un patient présentant une méningite présumée bactérienne (examen direct positif et examen direct négatif) ? Lorsque la céphalosporine de 3ème génération est administrée à fortes doses pour le traitement des méningites à pneumocoque, l’adjonction de vancomycine n’est plus justifiée.

  26. Emergence des méningocoques ‘SDP’ (0,125 < CMI < 1) M. Guibourdenche, T Lambert, P Courvalin, JY Riou - Path Biol 1997 CNR Méningocoques, Institut Pasteur, Rapport 2000

  27. Traitement de 1ère intention des méningites bactériennes aiguës communautaires en fonction de l’examen direct du LCR * dose maximale chez l’enfant : céfotaxime = 12 g/j ; ceftriaxone = 4 g/j ** si perfusion continue, dose de charge de 50 mg/kg sur 1h

  28. Rationnel et modalités de prescription de la corticothérapie dans les méningites

  29. Effet des ATB +/- CTC sur la cellularité du LCR Régime Leucocytes dans le LCR/mm3 (H20) Méningite 1 000 Méningite + CTX H6 28 000 Méningite + CTX + DXM H6 4 000 Méningite + CTX H6 + DXM H7 6 000 CTX, céfotaxime DXM, déxaméthasone Mustafa et al. JID 1989; 160: 818

  30. Les CTC freinent la diffusion de certains ATB (mais peu les C3G) mg/l C= Ceftriaxone V= Vanco D= Déxaméthasone p=0,04 Méningite à pneumocoque du lapin Paris et al. AAC 1994

  31. Inclusion Exclusion Adultes > 17 ans ATB antérieur (48 h), Neurochirurgie Suspicion clinique de méningite Shunt intra-cranien, Trauma cranien LCR trouble Tuberculose / fungi ou ED + Ulcère GD ou > 1000 leucocytesGrossesse Randomisation / Double insu 0 à 20 min avant ATB Gr Placebo (n=144)Gr Dexamethasone (n=157) --> placebo -->DXM 10 mg IV/6 h x 4 jours + Amoxicilline 2g IV X 4 pdt 7 - 10 jours

  32. Evolution défavorable % 26 52** RR IC 95% 0,59 0,37-0,94 0,50 0,3-0,83 0,75 0,21-2,63 15 25 * 8 11 * p=0,03 **p=0,006

  33. Quelles sont la place et les modalités de la corticothérapie dans le traitement des méningites bactériennes ? Dexaméthasone recommandée, immédiatement avant ou de façon concomitante à la 1ère injection d’antibiotique en cas de suspicion de méningite bactérienne communautaire La dose chez l’adulte est de 10 mg et chez l’enfant 0,15 mg/kg, x 4/j, pendant 4 jours Pas d’intérêt si ATB débuté plus de 30 minutes avant

  34. Ré-évaluation à 48-72 h

  35. Quelles sont les modalités et la durée de l'antibiothérapie après la phase initiale ? En cas d’évolution favorable Adaptation de l’antibiothérapie aux résultats microbiologiques (tab.) Si pas de documentation microbiologique si le diagnostic de méningite bactérienne reste envisagé (absence de diagnostic alternatif), antibiothérapie maintenue 14 j L’absence de documentation microbiologique doit faire reconsidérer le diagnostic (diagnostics différentiels) Pas de PL de contrôle (la clinique prime !)

  36. Traitement des méningites bactériennes documentées * plutôt 10 j si évolution rapidement favorable (dès H48) et CMI C3G ≤ 0,5 mg/l ; ** plutôt 4 j si évolution rapidement favorable (dès H48)

  37. Conduite à tenir en cas de méningite d’évolution clinique non favorable après 48-72 h Imagerie cérébrale en urgence Vérification des posologies utilisées En l’absence d’anomalie expliquant l’échec PL de contrôle Documenter tout échec (bactério, dosages ATB LCR) Discuter un renforcement du traitement antibiotique, à savoir: Poursuivre la C3G à dose maximale, en associant éventuellement rifampicine (10 mg/kg/12 h) ou vancomycine (15 mg/kg sur 1 h puis 60 mg/kg/j)

  38. QS4. Quels examens complémentaires sont nécessaires en urgence (par ordre chronologique)?

  39. QS4. Quels examens complémentaires sont nécessaires en urgence (par ordre chronologique) ? NFS, plaquettes, TP, TCA, fibrine 2 points Gaz du sang et lactates artériels 2 points Hémocultures (ensemencement aéro + anaérobies, 2 prélèvements à 10 minutes d’intervalle) 4 points Imagerie cérébrale (TDM ou IRM) 5 points Biopsie d’une lésion cutanée pour documentation du méningocoque (culture, PCR) 4 points La ponction lombaire ne sera réalisée qu’en l’absence de trouble sévère de l’hémostase et si l’imagerie ne décèle pas de processus expansif intra-crânien à risque d’engagement 4 points

  40. Quel risque d’engagement si PL d’emblée ?

  41. 301 suspicions de méningite • 50 (17%) avec signe de localisation à l’examen neurologique. • 235 patients ‘TDM avant PL’ • 11 effet de masse • 4 PL non réalisée du fait du TDM

  42. Recherche des éléments associés à une anomalie TDM Si aucun des 3, TDM normal (97%) En moyenne, TDM retarde la PL de 3 h et ATB de 1 h

  43. Quels sont les patients qui devraient avoir un scanner avant la ponction lombaire ? TDM avant PL trop fréquent dans les suspicions de méningite Seules indications validées TDM avant PL signes de localisation neurologique troubles de la vigilance (Glasgow ≤ 11) crises convulsives récentes ou en cours Signes d’engagement = CI à PL Autres CI à la PL Instabilité hémodynamique Troubles majeurs de l’hémostase

  44. La ponction lombaire

  45. Interprétation du LCR • Méningite si > 4 éléments/mm3 • Hyperprotéinorachie si > 0,4 g/L • Hors méningite • Diabète déséquilibré • Convulsions récentes • Compression médullaire • Maladie inflammatoire du SNC • Hypoglycorachie si < 40% glycémie (rapport < 0,4) • Laisser tomber • Chlorurorachie, Lactates • Antigènes solubles • Interprétation des LCR avec hématies • Mise en culture, de toutes façons • Rapport GR/GB ( ~1000, dans le sang)

  46. Examen direct du LCR • 60 à 90 % des examens directs sont positifs dans les méningites bactériennes • La positivité de l’ED varie en fonction du germe • S. pneumoniae : 90 % • N. meningitidis : 75 % • L. monocytogenes : < 50 % • La culture est positive en 48 h en l ’absence d ’antibiothérapie préalable • Si antibiothérapie antérieure, l’examen direct reste positif dans 40 à 60 % des cas

  47. Repos alité après PL : Inutile D’après Straus S et al. JAMA 2006

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