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2. Petit rappelLien entre cannabis et psychoseLes jeunes et le cannabisMessages de prventionMessages de rduction des mfaitsPrincipes de traitementTypes de traitement propossStades du changementApproche motivationnellePrsentation de la consultation pour adolescents la Fondation Phnix.
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1. Comment gérer l’impact du cannabis dans le traitement des troubles psychotiques! (1ère partie)jeudi 28 avril 2005
2. 2 Petit rappel
Lien entre cannabis et psychose
Les jeunes et le cannabis
Messages de prévention
Messages de réduction des méfaits
Principes de traitement
Types de traitement proposés
Stades du changement
Approche motivationnelle
Présentation de la consultation pour adolescents à la Fondation Phénix Plan de présentation
3. 3 Petit rappel Depuis 1986 la consommation de cannabis en Suisse a quadruplé chez les jeunes de 15 ans
12% de la population (15-24 ans) consomme régulièrement du cannabis
L’abus de cannabis à l’adolescence ne doit pas être minimisé
Un début précoce de consommation comporte un plus grand risque d’addiction ultérieur
Parmi tous ceux qui ont consommé du cannabis, 9% présentent un risque de dépendance
La consommation chronique de cannabis comporte une dépendance psychique et physique Etat des connaissancesEtat des connaissances
4. 4
Début de consommation de cannabis de plus en plus précoce
En quantités de plus en plus importantes
Concentration en THC du cannabis de plus en plus élevée
5. 5 Expérimentation
Usage récréatifMésusage
III. Usage abusif
IV. Dépendance Types de consommation
6. 6 = mauvaise usage d’une substance, consommation à risque, consommation problématique sans conséquence visible sur la santé
= l’usage de produits devient une tentative de résolution des conflits internes ou externes
Situation clinique :
Consommation fréquente avec une baisse du rendement scolaire
Consommation associée aux abus de drogues de synthèse ou d’alcool
Consommation associée à des difficultés psychiques Mésusage
7. 7
8. 8
État des connaissances
Provoque la psychose toxique
Facteur de risque pour développer une psychose chronique
Aggravation d’une psychose avérée Lien entre cannabis et psychose Etat des connaissancesEtat des connaissances
9. 9 Il est clairement établi que le cannabis peut provoquer une psychose toxique chez des personnes sans trouble psychiatrique
Dose dépendant
Hallucinations et délires (symptomatologie paranoïde) accompagnés ou non d’un état confusionnel
Risque + avec des taux de THC > 10 %
Relativement rare (env. 1/1000 aux urgences psychiatriques)
Résolution spontanée après une semaine d’abstinence
Diagnostic différentiel avec une psychose fonctionnelle (chronique) difficile. 1. Psychose toxique
10. 10 Traitement de la psychose toxique Accompagnements
Réassurance
Hydratation
Pas de neuroleptiques
Éventuellement benzodiazépine si agitation motrice +++ ou angoisse +++
11. 11 Le rôle du cannabis dans le déclenchement d’une psychose chronique reste controversé.
Le cannabis n’est pas une cause nécessaire ni suffisante pour déclencher une psychose.
Toutefois, de nombreux éléments de preuve suggèrent que la consommation de cannabis à l’adolescence augmente le risque de présenter une psychose ultérieurement. 2. Facteurs de risque dans le déclenchement d’une psychose chronique
12. 12 Trois hypothèses principales ont été proposées / 3 groupes de patients selon la temporalité de la consommation :
Vulnérabilité (27 %)
L’utilisation de cannabis précède le début de la psychose et constitue un facteur de risque.
Stress (35 %)
L’utilisation de cannabis est concomitante au début de la psychose et constitue un stress précipitant.
Coping (38 %)
L’utilisation de cannabis suit la survenue de psychose et constitue une tentative d’adaptation. Liens de causalité entre psychose et cannabis?
13. 13 Conclusions des études sur la causalité La consommation de cannabis peut précéder la survenue de schizophrénie.
Le risque de schizophrénie à l’âge adulte est de 2-3x plus élevé lors de consommation de cannabis à l’adolescence.
Effet dose réponse dans plusieurs études (Andreasson 1998, Van Os 2002, Zammit 2002).
Si l’usage de cannabis augmente le risque de 30 % (tout niveau de consommation confondu), 13 % des cas de schizophrénie pourraient être évités sans cannabis dans la population, en postulant que le lien de causalité soit vrai (Zammit 2002).
14. 14
15. 15 Une moindre adhésion aux soins (Linszen, 1994)
Plus grande sévérité des symptômes et risques de rechute (Linszen 1994; Thornicroft 1990; Van Os 2002)
Augmentation du nombre de jours d’hospitalisation (Drake 1989; Menezes 1996; Swofford 1996)
Risque de comportement hostile ou agressif (Scott et al. 1998)
Risque de suicide (Soyda 2000)
Mauvaise évolution du fonctionnement social (Addington 1998)
L’arrêt de la consommation dans les phases précoces améliore le pronostic (Lambert & Conus 2004) Effets du cannabis en cas de psychose avérée
16. 16
17. 17 Informations données aux jeunes En fumant des joints on n’améliore pas la santé et on n’évite pas de tomber malade!
Plus tôt on commence, plus on a de risque de devenir dépendant!
Nous ne sommes pas tous égaux face aux joints!
Certains aspects négatifs peuvent être prévenus, mais pas tous!
Les aspects négatifs les plus graves sont liés à la vulnérabilité individuelle!
La consommation de cannabis peut initier ou influencer la consommation de tabac!
18. 18
19. 19 Messages de réduction des méfaits auprès des jeunes consommateurs Évitez la consommation solitaire!
Évitez la consommation quotidienne!
Évitez la consommation des joints avec un % de THC élevé!
Évitez la consommation durant la période scolaire!
Ne consommez pas en conduisant des véhicules ou des machines!
Ne mélangez pas plusieurs substances psycho-actives!
20. 20 Comment faire venir le jeune dans les soins? Via une « personne significative » dans le milieu naturel du jeune
Via une prise en soins du couple parental = approche différée ou médiatisée, en sachant que:
C’est la mission des parents de faire venir le jeune dans les soins
La consommation de cannabis est souvent un signe de lutte de pouvoir dans le système familial
Il faut réfléchir avec les parents sur comment ils peuvent reprendre le pouvoir
Le thérapeute se désintéresse du jeune car plus en court derrière, plus on alimente son pouvoir
21. 21 Vous pourrez sortir de l’addiction…
Quand nous aurons compris ensemble comment vous y êtes entré…
Quand nous aurons compris ensemble ce que vous soignez avec la drogue…
Quand nous aurons compris ensemble comment le soigner autrement…
22. 22 Options de traitement (1) Un traitement intégré (step by step)!
Conseils individuels (intervention brève centrée sur les habitudes et les conséquences de la consommation et les possibilités de changement)
Désintoxication des différentes substances
Traitement de la comorbidité (psychothérapeutique et pharmacothérapeutique)
Travail avec la famille
23. 23 Options de traitement (2) Il n’y a pas de réponse standard!
Le postulat de base est de travailler sur les compétences de la personne et en réseau
Priorité au soutien narcissique
Réintroduire la notion de plaisir
Utiliser des stratégies cognitvo-comportementales et systémiques
24. 24
25. 25 Principes de traitement (1) Le dépistage précoce est indispensable.
Les interventions brèves sont plus acceptables et parfois aussi efficaces que les thérapies de longue durée.
La diminution des risques est plus réaliste que l’abstinence.
L’évaluation du stade de changement permet d’adapter l’intervention.
26. 26 Un premier épisode de psychose peut parfois constituer une motivation puissante pour changer de comportement.
Soins psychiatriques et traitement de l’abus de substance doivent être intégrés.
Les techniques doivent être adaptées aux troubles psychotiques.
27. 27 Types de traitement proposés Approche motivationnelle
Individuelle
Groupale
Thérapie cognitivo-comportementale
Thérapie familiale
Pharmacothérapie
Sociothérapie
28. 28
29. 29 Attitude de persuasion directe RESISTANCE
SIGNAL pour changement de stratégie
La résistance est traditionnellement attribuée au patient.
De fait, c’est le problème du thérapeute
L’ATTITUDE DU THERAPEUTE VA ETRE PRIMORDIALE
30. 30
31. 31
32. 32 La personne n’a pas encore considéré la possibilité de changer ou n’a pas encore identifié son problème comme étant un problème.
A ce stade, la personne se présente rarement d’elle-même en traitement.
Action : donner de l’information et du feed-back pour augmenter sa conscience du problème et la possibilité de changer.
Donner des prescriptions peut s’avérer contre-productif.
33. 33 Plus ou moins conscience du problème.
Caractérisée par l’ambivalence.
Aller et venir entre les raisons pour changer et les raisons pour rester le même.
Action du traitement :
Faire pencher la balance en faveur du changement,
Ne pas donner de stratégies d’action à ce stade sinon résistances possibles !
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La balance penche en faveur du changement = fenêtre ouverte sur une action possible.
Si « oui » stade 4, sinon retour stade 2
Action du traitement : l’aider à trouver la meilleure stratégie de changement qui soit :
Acceptable, accessible, appropriée, efficace!
Le but est de produire un changement dans la zone de problème.
35. 35
Challenge : maintenir le changement et prévenir la rechute
Action du traitement : éviter que le patient ne se décourage, l’encourager à continuer à désirer le changement, à renouer avec la détermination.
36. 36 En résumé :
Chaque personne a un potentiel pour changer.
La tâche du thérapeute est de mettre en valeur ce potentiel et de faciliter le changement.
C’est une manière d’être avec les patients.
37. 37 Ce qui menace ces phases Changement encore non familier dans la manière de penser, de sentir, de se comporter
Réticence à poursuivre un traitement après les premiers changements
Il existe des changements externes, mais une ambivalence interne
Difficultés à faire le deuil du produit.
Difficultés à accepter la maladie.
Mauvaise estime de soi.
Impression de manquer de compétences.
Toutes situations à haut risque.
38. 38 Situations à haut risque États émotionnels
Négatifs ou positifs - Frustration, peur, colère, honte, dépression, ennui, joie, récompense…
Conflits interpersonnels
Pression sociale
39. 39 Approche intégrée double diagnostic
Discussion des aspects plaisants et négatifs de la consommation de cannabis.
Discussion sur des effets éventuels sur la symptomatologie.
Discussion sur les interactions avec la médication.
Maximiser les liens entre les symptômes récents et la consommation de cannabis.
40. 40 Approche motivationnelle adaptée aux troubles psychotiques (2) Explorer de manière empathique et sans jugement les bénéfices de la consommation de cannabis.
Explorer les inconvénients de diminuer la consommation,
Les inconvénients de la consommation,
Les avantages d’une diminution.
41. 41 Adapter le style d’entretien aux troubles cognitifs liés à la psychose.
Structurer l’entretien autour de la grille de balance décisionnelle.
Favoriser les répétitions et l’utilisation de matériel visuel et verbal concret (y compris feedback) de la grille de balance décisionnelle.
42. 42
43. 43 Approche motivationnelle adaptée aux troubles psychotiques (4) Modifier certaines stratégies motivationnelles.
Utiliser un langage simple et concis.
Refléter fréquemment sur ce que dit le patient.
Résumer fréquemment.
Laisser suffisamment de temps au patient pour réagir aux reflets.
44. 44 Demander au patient d’observer et de mesurer ses comportements
«Avec votre consommation de cannabis, ces symptômes peuvent être amplifiés»:
Lecture de la pensée
Voix malveillante
Idées de persécution
Faire le lien entre les symptômes et la consommation de cannabis
45. 45 En conclusion Pas de traitement univoque
Offre diversifiée
Traitements individualisés
La prise en charge est globale et interdisciplinaire
Le travail en réseau est indispensable
46. 46 Les deux priorités pour la recherche concernant les troubles psychotiques induits par le cannabis sont:
Une meilleure description des caractéristiques cliniques de la dépendance au cannabis, ainsi que la réponse de celle-ci aux interventions visant à arrêter la consommation
Une modélisation d’études d’intervention avec des individus psychotiques qui consomment du cannabis, ayant pour but de déterminer si l’arrêt de consommation améliore leur pronostic
47. 47
48. 48 Qu’est-ce que la Consultation Adolescents? C’est une consultation destinée aux jeunes et leurs proches (parents, famille, institutions encadrantes) pour répondre aux questions liées à la consommation de drogues et aux diverses addictions et, le cas échéant, proposer une prise en charge spécifique.
49. 49 Consultation Adolescents: Organisation Médecin (responsable): Dr Marina Croquette-Krokar
Psychologue (co-responsable) : M. Philip Nielsen
Assistante sociale: Mme Marisa Baldacci
Interniste: Dr Catherine Curchod
Infirmiers (à la demande)
50. 50 Que peut vous offrir la Consultation pour Adolescents? (1) Accueil et information
Analyse et bilan de la situation du jeune
Accompagnement et suivi personnalisé
Travail individuel, de couple, parental et familial
Collaboration avec le réseau
51. 51 Que peut vous offrir la Consultation pour Adolescents? (2) Confidentialité assurée
Consultations prises en charge par l’assurance de base
Équipe pluridisciplinaire: médecins (psychiatre et interniste), psychologue, infirmier, assistante sociale
Langues parlées: français, anglais, allemand, croate, italien
52. 52 La Consultation Adolescents
Fondation Phénix
Rte de Chêne 100
1224 Chêne-Bougeries
Tél: 022 869 40 40
Fax: 022 869 40 50
www.phenix.ch
ados@phenix.ch
Horaire:
Tous les jours ouvrables sur rdv